Archives de catégorie : L’herboriste

Les herbes salées du jardin ou l’été en pot…

Rêve de jardin…

Pas vraiment le goût de chroniquer, le printemps vient d’arriver et je n’ai qu’une seule idée, aller dehors pour le marcher et le savourer. Hier, une grosse pluie a fait fondre beaucoup de neige et aujourd’hui, ça sent partout la terre mouillée. Suave que l’odeur de la terre qui dégèle, elle nous rappelle toutes les promesses du printemps à venir.

Ainsi, au lieu de chroniquer, je m’en vais de ce pas faire les premiers semis puisque l’on a dépassé la Saint Joseph, qui est le 19 mars et que c’est la date que les anciens utilisaient pour commencer leurs semis. Je vous offre donc en guise de chronique l’une de mes recettes préférées, une recette de début d’été, lorsque les herbes ont besoin d’une première coupe pour ne pas monter en graine et devenir encore plus abondante et lorsqu’elles portent en elles toutes les effluves du jardin.

Juste de vous le partager, je me mets à les rêver et à m’imaginer les gestes à poser. Parce que cuisiner avec les herbes du jardin, c’est bien plus que de réaliser une recette. Prenons les herbes salées que je fais à chaque année, au bout du compte elles me prennent presque toute la journée. D’abord, je dois choisir une journée bien chaude et attendre que la rosée du matin se soit complètement évaporée sous le soleil d’été, pour aller les cueillir. Ensuite je prends mon panier et je vais faire le tour du jardin pour faire l’inventaire de ce que j’ai sous la main. Je me remplis les yeux et le nez de la beauté et des odeurs de la livèche, de la ciboulette à l’ail, du persil, des oignons, de l’estragon, de l’origan, des fleurs d’hémérocalles, bref de tout ce que j’ai sous la main qui ne demandent qu’une première récolte, puisqu’il y en aura assurément une autre au plus chaud de l’été.

Par la suite, je m’installe dehors à l’ombre, je les étale sur la table, pour laisser partir les araignées et les insectes qui se délectent et je commence un travail qui demande patience et temps. Équeuter, enlever les grosses tiges, laver, m’assurer de ne garder que les belles et celles de qualité. C’est probablement le travail le plus long. Ensuite, je m’en vais à la cuisine et je les passe au robot et je prépare le tout avant de les mettre en pot. À chaque fois, je ressens un contentement et une grande joie d’avoir mis une fois de plus une partie de l’été en pot. J’ai l’impression d’avoir bien travaillé, j’ai le sens du devoir accompli parce que lorsque l’on fait pousser des herbes et des plantes, on ne souhaite pas les laisser traîner et perdre leur vitalité, leur saveur et leurs vertus.

Faire ses herbes salées, c’est vraiment d’une grande simplicité, ce sont des gestes simples mille fois reproduit par ceux qui nous ont précédés. On met les herbes que l’on a au jardin, on les coupe finement, on ajoute le sel et le tour est joué! Et puis tout au cours de l’année, on les ajoute à nos soupes, vinaigrettes, plats mijotés. En fait, dans  tout ce qui demande à être salé.

Voici donc en toute humilité ma recette d’herbes salées.
Prendre les herbes fraîches du jardin (en 2021, j’avais en abondance du persil, de la livèche, qui est une herbe ancienne qui rappelle le céleri, de la ciboulette à l’ail, de l’origan, du kale, de la bette à carde, des feuilles de raifort, des oignons et des carottes. C’est donc ce que j’ai mis. Je passe le tout au robot, met tous les ingrédients ensemble dans un grand bol et j’ajoute le gros sel (environ 1/4 de tasse de sel pour chaque tasse d’herbes et de légumes hachés). Pour ma part je ne me casse pas la tête, je mélange le tout ensemble et je mets en pot en tassant bien avec mes doigts afin d’éviter les bulles d’air.

Je les mets au frigo, ainsi, je conserve mes herbes salées tout au long de l’année où jusqu’à ce que le jardin fournisse une autre récolte l’été suivant!

Je me garde souvent des herbes pour me faire un pesto rapide, en ajoutant des graines de tournesol ou des amandes ou encore des graines de citrouille, bref, ce que j’ai sous la main. Un peu de fleur d’ail si nous sommes en juin, une très bonne huile d’olive ou de tournesol et parce que j’adore les tomates séchées, j’en ajoute toujours un peu. Je ne vous dis pas le goût des sandwichs les jours qui suivent. Faites ce qui vous comble dit le sage, juste de l’évoquer, je suis déjà comblée!

Manon Rousseau / 21 mars 2022

 

L’herboristerie, première médecine du monde!

cueillit d'achillée

Cueillette d’achillée à vélo

Pour cette dernière journée de l’année, j’ai le nez bouché, la gorge enflée et du mucus qui se promène du nez aux bronches et me tient dans un état de semi zombitude. Entre 2 frissons, trois atchoum bien sentis, je bois mon infusion (achillée millefeuilles, gingembre, thym, guimauve et fleur de sureau), me parfume à l’eucalyptus radié et au sapin baumier et prend une petite shot de Drastix (hydrate du Canada, astragale, etcétéra), une teinture mère composée de plantes médecines aussi robustes que notre hiver québécois…
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Graine d’herboristes…

Ma petite fille Romy qui a 6 ans, entre dans la maison pour me demangraine d'herboristeder du papier collant pour Maïka, sa cousine de 8 ans. Maïka arrive quelques instants plus tard avec un cataplasme de guimauve et lavande qu’elle s’est fabriquée pour soigner une blessure qu’elle vient de se faire en jouant. Noémie, ma fille, est complètement hilare devant ce pansement improvisé qui dit mieux que toute chose la force de la transmission. Continuer la lecture